Umberto Lenzi
Ajouté par La Cinémathèque du Bis
Ajouté le avril 21, 2020
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Né en 1931 (comme son compatriote Bruno Mattei), Umberto Lenzi est sûrement l’un des réalisateurs les plus exemplaires du cinéma bis italien : un nom évidemment connu de tous les amateurs, auteur de plus de 60 films, avec une carrière qui couvre les années 60, 70, 80 et, – dans une moindre mesure – la décennie 90. Bref, Lenzi, c’est presque 40 ans au service du cinéma populaire !
On a certes pu reprocher au réalisateur des films pas toujours très originaux du point de vue de la mise en scène ou des scénarios mis en images, mais force est de reconnaître qu’un film de Lenzi est quasiment toujours bien ficelé, correctement réalisé, avec le savoir-faire de l’artisan qui a roulé sa bosse. Son immense filmographie respecte presque chronologiquement les modes successives du cinéma populaire, la carrière de Lenzi se confondant avec tous les âges du bis à l’Italienne : d’abord le film de cape et d’épée et l’aventure exotique (Mary la Rousse, Femme Pirate en 1961, Sandokan, le Tigre de Borneo, Les Pirates de Malaisie…), puis le péplum (Hercule contre les Mercenaires), l’espionnage (Super 7 appelle le Sphinx), le western (Pistolets pour un Massacre), l’adaptation de fumetti neri – ces BD italiennes pour adultes – (Kriminal) et l’heroic fantasy (Iron Master, La Guerre du Fer). Mais Lenzi brillera surtout en signant quelques beaux giallos de l’âge d’or (Spasmo, Si douces si perverses, Le Tueur à l’Orchidée…) et se montrera particulièrement à l’aise en réalisant quelques très bons films de guerre (comme Les Chiens verts du Désert).
Par ailleurs, on lui doit sûrement les meilleurs polars italiens des Seventies, dont le traumatisant La Rançon de la Peur en 1974. A l’orée des années 80, le bonhomme sacrifiera bien sûr au cinéma gore, catégories cannibales et zombies (Cannibal Ferox et L’Avion de l’Apocalypse), avant de se tourner vers le petit écran à la fin de sa carrière. Umberto Lenzi est aujourd’hui un réalisateur intouchable pour les amateurs de cinéma bis, un incontournable, l’un des favoris de Quentin Tarantino, que l’Américain se plaisait à citer parmi ses influences et ses mentors… Ce n’est tout de même pas rien.


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